Mardi 26 mai 2009

 













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Samedi 2 mai 2009

 













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Jeudi 23 avril 2009

 

Malgré le peu de monde à cette manifestation organisée tout à l'heure vers 18h à Brive, le privé était là, avec ici la CGT de l'entreprise Blédina.




Avant de parcourir le centre-ville pour finir à la sous-préfecture, les manifestants ont fait le tour de la Poste Winston-Churchill (au fond sur la photo) et ont fait un arrêt silencieux sur le lieu du décès d'Albert Perpinan.

Concernant le conflit de la Poste, le protocole de sortie de crise a été validé par les grévistes aujourd'hui vers 17h et les facteurs de Brive reprennent donc le travail demain matin.



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Mercredi 22 avril 2009

On s’achemine vers une sortie de crise dans le conflit des facteurs. Aujourd'hui, un protocole de sortie de crise a été négocié par maître Marche, avocate des facteurs en grève, avec un responsable national de la Poste.
Le texte né de cette négociation et amendé par les syndicats en fin d'après-midi sera présenté demain matin aux facteurs réunis en AG à Brive. Parmi les éléments significatifs obtenus par les grévistes, la garantie de travailler sur l’ancienne organisation pendant au moins une année et le gel de quelques jours de grève.
Si le protocole est signé demain matin (et c’est probable), la distribution du courrier (par des «vrais» facteurs et non des cadres dépêchés en urgence sur le terrain) reprendra vendredi matin.



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Mardi 21 avril 2009

 

Il était 14h25 lorsque le cortège funéraire est arrivé aux abords de l’église de Malemort. Un portrait d’Albert Perpinan, pris lors d’une récente manifestation, avait été affiché sur la façade de l’édifice religieux. Quelque 400 personnes, dont environ 200 facteurs, ont regardé passer en silence le cortège, avant et après la cérémonie, en formant une haie d’honneur.

Le décès de ce facteur gréviste de Brive de 52 ans, tombé vendredi d’un arrêt cardiaque sur le piquet de grève près de la poste Churchill après près d’un mois de conflit avec la direction, avait ému les facteurs de la France entière. «Dès demain matin, nous allons faire des propositions aux grévistes lors d’une AG afin que nos revendications puissent être entendues au delà du département». Autrement dit, l’heure de la reprise de la distribution ne semble pas avoir sonnée en Corrèze et, si les revendications des facteurs d’ici sont entendues ailleurs, le conflit pourrait bien devenir régional voire national.

L’intersyndicale, par la voix de son avocate Christine Marche présente à une conférence de presse qui s’est tenue juste après les obsèques, a d’abord eu «une pensée pour la famille d’Albert Perpinan et pour son autre famille, celle des postiers». Puis les représentants des grévistes ont précisé ce qu’ils souhaitaient désormais : «la situation est bloquée depuis que la direction a choisi de ne pas tenir sa parole donnée jeudi dernier lors d’une réunion avec le Préfet. Nous avons été trahis. Nous demandons la suspension de toute nouvelle organisation en Corrèze jusqu’au 1er janvier 2011, et le retour à l’organisation antérieure pour les bureaux de poste déjà réorganisés. Préalable à toute sortie du conflit : l’arrivée de nouveaux dirigeants hors Direction du Courrier Limousin, car il est évidemment inenvisageable que nous retrouvions, en négociations, nos anciens interlocuteurs qui n’ont pas tenu parole et qui ne sont plus les bienvenus».




En outre, l’intersyndicale s’oppose à «d’éventuelles sanctions contre les grévistes en CDD» et déplore «que des retenues sur salaire aient été faites, a fortiori le jour des obsèques d’Albert Perpinan, preuve du mépris de la direction à l’égard de la souffrance des facteurs». Selon un facteur, «la direction a même osé envoyer une retenue de 5 jours à Bébert !».

Souhaitant la «mise en place d’une cellule de soutien physique et psychologique par la Poste à l’attention des personnels en souffrance», les grévistes déplorent que le cabinet d’expert Technologia, auquel la justice a donné un mois (il ne reste plus que 15 jours)  pour rendre compte des conditions de travail des facteurs, «ne puisse travailler sereinement, la direction fermant les portes à l’expert qui ne peut accéder au lieu de travail des postiers et est contraint de réaliser les entretiens individuels dans le cadre de son expertise dans un local syndical».

Hier, le ras-le-bol était palpable chez des facteurs usés par plus d’un mois de conflit dans le pays de Brive et près de 3 semaines ailleurs, comme du côté de Tulle, Marcillac ou Corrèze.




Pour FO, au delà de la mise en place nationale de «facteur d’avenir», il y a eu, à Brive, «un dérapage du management local puisqu’on a une directrice qui n’a rien à faire à ce niveau et qui, pour son attitude, doit être sanctionnée».

Quant aux trois cadres de la Poste qui seraient récemment arrivés du sud de la France pour jouer, en quelque sorte, le rôle de médiateurs en vue de la reprise du dialogue, «nous ne les avons encore jamais vus» expliquent les grévistes.

En tout état de cause, il est «totalement inconcevable» que des négociations puissent se rouvrir sans changement de direction locale. Pour le syndicaliste Pierre Sinte, «nous devons avoir l’assurance que cette direction là a disparu en même temps que Bébert».


(Ceux qui le souhaitent peuvent visiter le blog des facteurs de Brive en cliquant ici)



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Samedi 18 avril 2009



Au centre, "Bébert", que j'avais photographié lors du mouvement de grève des facteurs de Brive...

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Il est des événements que l'on aimerait jamais couvrir...
Hier, en fin d'après-midi, j'ai reçu un coup de téléphone bouleversé et bouleversant : "Olivier, viens à la Poste de Brive, un facteur vient de mourir".
Sur place, les pompiers sont là, les policiers ont bouclé le secteur. Les facteurs en grève sont là, KO. Beaucoup laissent couler des larmes et parlent de leur pote "Bébert", Albert Perpinan, 52 ans, facteur de la tournée Rivet - Cana - Beauregard - Teinchurier, qui vient de mourir d'une crise cardiaque sous leurs yeux après une ultime négociation avec la direction.




Un de ces collègues viendra me voir au cours de cette terrible soirée pour m'expliquer ceci en pleurant : "cet après-midi, lors des négociations, Bébert, qui ne parlait jamais, a pris la parole. Il a demandé à tout le monde de ne rien lacher, de se battre contre "facteur d'avenir", et ça aura été ses dernières paroles !".




A leur arrivée, le maire Philippe Nauche, son adjointe Patricia Bordas (qui a géré la mise en place d'une cellule psychologique) et le préfet Alain Zabulon feront les frais de la colère bien compréhensible des facteurs. Mais les échanges redeviendront vite courtois, chacun ayant conscience, malgré la douleur, que élus et représentants de l'Etat ont fait ce qu'ils pouvaient pour apaiser un conflit dur en mettant la pression sur une direction bornée.




Pour les grévistes, les responsables de la mort de leur collègue sont les dirigeants de la Poste qui ont refusé depuis le début que les facteurs reprennent le travail sur l'ancienne organisation, condition posée par les grévistes pour qu'une véritable négociation puisse s'ouvrir.
Hier soir, au regard des circonstances, le préfet a indiqué avoir eu au téléphone "un responsable national de la Poste" et a annoncé que "le projet de nouvelle organisation est suspendu".

Vers 19h40, le préfet s'est rendu auprès des grévistes pour les informer que la direction allait sortir de l'établissement et qu'il ne voulait aucun débordement. Réponse des grévistes : "il n'y aura pas de débordements, rassurez-vous ! On respecte les gens nous ! On n'est pas comme ces gens là ! Et dites leur bien que là ils partent, mais ils reviennent pas ! Il est hors de question qu'on renégocie avec ces gens là !"








19h45, sortie de la direction de la Poste. L'émotion était palpable. Les facteurs se sont alignés sur le trottoir et sont restés silencieux. Aucun débordement à déplorer. Oui, comme ils l'ont dit, les facteurs respectent les gens. Ils ont tenu parole malgré la colère et la douleur. Chapeau bas.




Vers 20h, une gerbe a été déposée sur la grille de la Poste. "A notre ami Bébert". Silence impressionnant. Beaucoup de larmes. "L'heure n'est pas à une nouvelle négociation. On veut d'abord enterrer notre collègue dignement".
Ce matin, un hommage a été rendu sur place à "Bébert" en présence de facteurs de tout le département.  



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Jeudi 26 mars 2009

 

Mardi, les facteurs de Brive, en grève depuis vendredi matin, avaient été reçus à la mairie par le maire Philippe Nauche et deux de ses adjoints, André Pamboutzoglou, conseiller régional et Jean-Claude Chauvignat, conseiller général.


Ci dessous, un communiqué des organisations syndicales CFTC – CGT – FO – SUD et CFDT à l'attention des usagers pour expliquer les raisons du conflit.


Depuis plusieurs années, La Poste impose d’incessantes restructurations, réorganise à tout va avec comme objectif principal la suppression maximale d’emplois. Pour rappel, ne sont pas concernés seulement les fonctionnaires, puisque plus du tiers des employés à La Poste sont des salariés.


Si ces objectifs très discutables sont cohérents avec les directives gouvernementales drastiques actuelles, les méthodes pour y parvenir sont tout simplement inadmissibles. Les réorganisations d’envergure comme celles que connaissent aujourd’hui les postiers brivistes font l’objet de règles, sont encadrées par des textes et des lois. Faut-il rappeler que suite à une réorganisation faite dans la plus grande illégalité, La Poste a été condamnée il y a 18 mois par décision du Tribunal de Grande Instance de Brive à revenir à l’organisation initiale. Cette décision aura pour La Poste des conséquences nationales.


Aujourd’hui, la direction de La Poste recommence. Obligée par le tribunal et par la loi de négocier avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans un délai imposé (3 mois + 12 si pas d’accord), elle s’est dispensée tout simplement de cette obligation. C’est seulement un mois avant le terme de cette période qu’un semblant de négociation (présentation de documents partiels, incomplets) est entamé, et où aucun sujet essentiel du projet n’est discuté (reprise d’emploi, charge de travail, etc). Au final, ne pouvant évidemment pas aboutir à un accord local, La Poste décide arbitrairement et unilatéralement d’imposer son organisation.

Outre le fond, il y a aussi les méthodes employées en direction du personnel. Beaucoup d’employés (facteurs, services de collectes, de remises, de tri, etc) sont très fortement impactés : changement de lieu de travail, d’horaires, de travail même, qui occasionnent des bouleversements dans la vie professionnelle mais aussi dans la vie privée, avec souvent de nouvelles contraintes financières (achat d’une autre voiture, garde d’enfants, etc).
Cela n’a fait l’objet d’aucune attention, d’aucune discussion particulière, ni d’aucune mesure d’accompagnement concertées. Mis à part la réception d’un recommandé, c’est par dépôt laissée sur le casier de tri ou oralement que l’information sur l’horaire et le lieu de la prise de service a été donnée pour le vendredi 20 mars au matin. Aucun avenant au contrat des salariés, aucune formation préalable (au moins pour ceux dont le métier change fondamentalement) n’ont été dispensés. Bref, le mépris montré au personnel est incompatible avec la sérénité indispensable à un dialogue social de qualité.

Les organisations syndicales SUD, CGT, FO, CFTC et CFDT, mandatées par le personnel demandent une seule chose :
la suspension du projet d’organisation dans l’attente de la décision de Mme la Présidente du Tribunal de Grande Instance de Brive-la-Gaillarde sur le référé du 02 avril 2009. Dans cette hypothèse le travail reprendra de suite.


Pour tout problème de distribution adressez vous , téléphonez à vos bureaux de poste ou à la Direction du Courrier Limousin.



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Jeudi 19 mars 2009


 

Retrouvez 50 photos de la manifestation du 19 mars à Brive en cliquant ici.


 

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Jeudi 19 mars 2009

 

Nicolas Sarkozy et Carla étaient à Brive, dans la manifestation organisée ce matin ! Bon, ok, ce n'était pas les originaux sinon ils n'auraient pas pu rester bien longtemps sur le camion de la CGT de l'hôpital de Brive...

Selon les syndicats, la manifestation a rassemblé quelque 12.000 mécontents ! Un chiffre énorme, supérieur aux 10.000 annoncés par ces mêmes syndicats le 29 janvier dernier.

Dans la soirée, je mettrai en ligne de nombreuses photos de la manifestation de Brive sur le blog.



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Jeudi 29 janvier 2009

 

Image étonnante et sympathique peu après le départ du cortège de la manifestation briviste : les manifestants se sont arrêtés pour laisser traverser une dame sur le passage clouté !

 

 



On a une police sympathique à Brive, incarnée par une jeune commissaire qui ne l'est pas moins. On la voit ici s'adresser aux journalistes perchés sur le pont de la place de la Guierle : "on avance plus vite pour pas être sur les photos" s'amusait-elle avec un sourire complice.




Au micro, le secrétaire de la CGT cheminots de Brive Gérard Bagnol, particulièrement motivé par la réussite incontestable de la manifestation.




Les revendications sur les pancartes étaient très variées. Preuve, s'il en fallait, que le secteur privé s'est lui aussi particulièrement mobilisé.




Je n'avais jamais vu un cortège pareil à Brive !
Difficile de donner un nombre de manifestants. J'ignore encore ce que les collègues donneront en terme de participation dans les JT ou flash radios de ce soir ou les journaux papier de demain. Si je devais me risquer à une estimation, je tablerai bien sur 10.000 personnes, et vraiment au bas mot ! Ce qui est colossal pour une ville de 50.000 habitants.
Pour vous faire une idée de la longueur du cortège, j'ai observé le cortège du début à la fin en restant sur le pont. Et ça a duré près de 45 minutes ! Pas de "trous" énormes dans le cortège, une marche à allure raisonnable. Alors, combien de personnes par seconde en moyenne passant sous mes pieds ? Facilement 4, voire 5. Et 45 minutes, c'est 2.700 secondes. Calcul : 2.700 x 4 = 10.800 personnes. Mon calcul vaut ce qu'il vaut. J'ignore les méthodes de comptage en vigueur chez les policiers et chez les manifestants, alors j'ai dû inventer ma propre méthode de calcul ;-)





Des élus du Parti Socialiste étaient présents. On voit ici notamment le maire de Malemort Jean-Jacques Pouyadoux qui fait coucou et Michel Da Cunha, conseiller général.




Philippe Tillet, un cheminot bien connu, syndiqué à la CGT.




Surement la meilleure pancarte de la manifestation : "Nicolas, hier c'était ton annif, aujourd'hui, ça va être ta fête !!!".




Jean-Claude Chauvignat, conseiller général PS, était manifestant.




"Maître" Sébastien également. (Salut Seb !)




"Sarko, ton bateau prend l'eau". Ton bateau ou... ton yacht ?




Du haut du pont, nous étions en parfait contre-jour. Il a fallu faire avec, alors pourquoi ne pas jouer avec les ombres ?




Peu de lycéens dans la manifestation malheureusement, mais ils donnaient de la voix, contrairement à leurs aînés plutôt silencieux. On voit ici des représentants de la FIDL.




Les lycéennes organisatrices des manifs brivistes contre la réforme Darcos étaient là elles aussi.




Le symbole du cercueil a été utilisé plusieurs fois. Au moins trois fois : sur cette photo par la FSU (me semble-t-il), puis par la CGT du centre hospitalier et enfin par...




... des représentants de France 3 Pays de Corrèze, dont nombre de téléspectateurs ne peuvent plus voir le JT depuis qu'il est diffusé uniquement à 18h40, donc sans rediffusion vers 19h55 comme c'était le cas avant la réforme.




Des représentants du très fermé "cercle des gays et lesbiennes du 3e âge de Brive". Mais nooon, je plaisante !!! Ce drapeau n'est pas l'apanage des mouvements gay et lesbien comme certains le pensent peut-être. Il est, avant tout, le drapeau de la paix. Il s'agit donc, sur ces images, du Mouvement de la Paix.




"Agir aujourd'hui pour mieux vivre demain". Une belle phrase pour conclure cet article.




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