Il était 14h25 lorsque le cortège funéraire est arrivé aux abords de l’église de Malemort. Un portrait
d’Albert Perpinan, pris lors d’une récente manifestation, avait été affiché sur la façade de l’édifice religieux. Quelque 400 personnes, dont environ 200 facteurs, ont regardé passer en silence
le cortège, avant et après la cérémonie, en formant une haie d’honneur.
Le décès de ce facteur gréviste de Brive de 52 ans, tombé vendredi d’un arrêt cardiaque sur le piquet de grève près de la poste Churchill après près d’un mois de conflit avec la direction, avait
ému les facteurs de la France entière. «Dès demain matin, nous allons faire des propositions aux grévistes lors d’une AG afin que nos revendications puissent être entendues au delà du
département». Autrement dit, l’heure de la reprise de la distribution ne semble pas avoir sonnée en Corrèze et, si les revendications des facteurs d’ici sont entendues ailleurs, le conflit
pourrait bien devenir régional voire national.
L’intersyndicale, par la voix de son avocate Christine Marche présente à une conférence de presse qui s’est tenue juste après les obsèques, a d’abord eu «une pensée pour la famille d’Albert
Perpinan et pour son autre famille, celle des postiers». Puis les représentants des grévistes ont précisé ce qu’ils souhaitaient désormais : «la situation est bloquée depuis que la
direction a choisi de ne pas tenir sa parole donnée jeudi dernier lors d’une réunion avec le Préfet. Nous avons été trahis. Nous demandons la suspension de toute nouvelle organisation en Corrèze
jusqu’au 1er janvier 2011, et le retour à l’organisation antérieure pour les bureaux de poste déjà réorganisés. Préalable à toute sortie du conflit : l’arrivée de nouveaux dirigeants hors
Direction du Courrier Limousin, car il est évidemment inenvisageable que nous retrouvions, en négociations, nos anciens interlocuteurs qui n’ont pas tenu parole et qui ne sont plus les
bienvenus».
En outre, l’intersyndicale s’oppose à «d’éventuelles sanctions contre les grévistes en CDD» et déplore «que des retenues sur salaire aient été faites, a fortiori le jour des obsèques
d’Albert Perpinan, preuve du mépris de la direction à l’égard de la souffrance des facteurs». Selon un facteur, «la direction a même osé envoyer une retenue de 5 jours à Bébert
!».
Souhaitant la «mise en place d’une cellule de soutien physique et psychologique par la Poste à l’attention des personnels en souffrance», les grévistes déplorent que le cabinet d’expert
Technologia, auquel la justice a donné un mois (il ne reste plus que 15 jours) pour rendre compte des conditions de travail des facteurs, «ne puisse travailler sereinement, la direction
fermant les portes à l’expert qui ne peut accéder au lieu de travail des postiers et est contraint de réaliser les entretiens individuels dans le cadre de son expertise dans un local
syndical».
Hier, le ras-le-bol était palpable chez des facteurs usés par plus d’un mois de conflit dans le pays de Brive et près de 3 semaines ailleurs, comme du côté de Tulle, Marcillac ou Corrèze.
Pour FO, au delà de la mise en place nationale de «facteur d’avenir», il y a eu, à Brive, «un dérapage du management local puisqu’on a une directrice qui n’a rien à faire à ce niveau et qui,
pour son attitude, doit être sanctionnée».
Quant aux trois cadres de la Poste qui seraient récemment arrivés du sud de la France pour jouer, en quelque sorte, le rôle de médiateurs en vue de la reprise du dialogue, «nous ne les avons
encore jamais vus» expliquent les grévistes.
En tout état de cause, il est «totalement inconcevable» que des négociations puissent se rouvrir sans changement de direction locale. Pour le syndicaliste Pierre Sinte, «nous devons
avoir l’assurance que cette direction là a disparu en même temps que Bébert».
(Ceux qui le souhaitent peuvent visiter le blog des facteurs de Brive en
cliquant ici)
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
Au centre, "Bébert", que j'avais photographié lors du mouvement de grève des facteurs de
Brive...
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Il est des événements que l'on aimerait jamais couvrir...
Hier, en fin d'après-midi, j'ai reçu un coup de téléphone bouleversé et bouleversant : "Olivier, viens à la Poste de Brive, un facteur vient de mourir".
Sur place, les pompiers sont là, les policiers ont bouclé le secteur. Les facteurs en grève sont là, KO. Beaucoup laissent couler des larmes et parlent de leur pote "Bébert", Albert Perpinan, 52
ans, facteur de la tournée Rivet - Cana - Beauregard - Teinchurier, qui vient de mourir d'une crise cardiaque sous leurs yeux après une ultime négociation avec la
direction.
Un de ces collègues viendra me voir au cours de cette terrible soirée pour m'expliquer ceci en pleurant
: "cet après-midi, lors des négociations, Bébert, qui ne parlait jamais, a pris la parole. Il a demandé à tout le monde de ne rien lacher, de se battre contre "facteur d'avenir", et ça aura
été ses dernières paroles !".
A leur arrivée, le maire Philippe Nauche, son adjointe Patricia Bordas (qui a géré la mise en place
d'une cellule psychologique) et le préfet Alain Zabulon feront les frais de la colère bien compréhensible des facteurs. Mais les échanges redeviendront vite courtois, chacun
ayant conscience, malgré la douleur, que élus et représentants de l'Etat ont fait ce qu'ils pouvaient pour apaiser un conflit dur en mettant la pression sur une direction
bornée.
Pour les grévistes, les responsables de la mort de leur collègue sont les dirigeants de la Poste qui
ont refusé depuis le début que les facteurs reprennent le travail sur l'ancienne organisation, condition posée par les grévistes pour qu'une véritable négociation puisse s'ouvrir.
Hier soir, au regard des circonstances, le préfet a indiqué avoir eu au téléphone "un responsable national de la Poste" et a annoncé que "le projet de nouvelle organisation est
suspendu".
Vers 19h40, le préfet s'est rendu auprès des grévistes pour les informer que la direction allait sortir de l'établissement et qu'il ne voulait aucun débordement. Réponse des grévistes : "il
n'y aura pas de débordements, rassurez-vous ! On respecte les gens nous ! On n'est pas comme ces gens là ! Et dites leur bien que là ils partent, mais ils reviennent pas ! Il est hors
de question qu'on renégocie avec ces gens là !"
19h45, sortie de la direction de la Poste. L'émotion était palpable. Les facteurs se sont alignés sur
le trottoir et sont restés silencieux. Aucun débordement à déplorer. Oui, comme ils l'ont dit, les facteurs respectent les gens. Ils ont tenu parole malgré la colère et la douleur. Chapeau
bas.
Vers 20h, une gerbe a été déposée sur la grille de la Poste. "A notre ami Bébert". Silence
impressionnant. Beaucoup de larmes. "L'heure n'est pas à une nouvelle négociation. On veut d'abord enterrer notre collègue dignement".
Ce matin, un hommage a été rendu sur place à "Bébert" en présence de facteurs de tout le département.
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
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Publié dans : Social
Il est désormais possible d’acheter des tripes, de haute qualité, sur le marché de Brive grâce à
l’artisan tripier Marc Firmin.
L’homme a un parcours étonnant : passer du monde du spectacle à celui de la triperie n’est pas banal !
"Après 10 ans dans un métier très prenant, j’ai souhaité revenir en Limousin, explique l’artisan tripier Marc Firmin. D’opportunités en rencontres, j’ai fini par me former en cuisine
en parcourant la France, puis j’ai créé mon enseigne de triperie à Limoges, Cuo Negra. Avec les six employés, nous transformons uniquement des produits locaux et évidemment frais. Nos triperies
faites maison se veulent de qualité, et les premiers retours de la nouvelle clientèle briviste sont d’ailleurs excellents".
Nouvelle clientèle car Marc Firmin vend désormais ses produits (tête de veau, rognons, fraise de porc, andouillette à la ficelle, ris de veau, etc.) sur le marché de Brive le mardi et le
jeudi.
Une petite éternité que les consommateurs n’avaient pu acheter, sur le marché, de telles merveilles, à des années lumières du goût parfois insoutenable des tripes de certaines cantines scolaires
de sinistre mémoire.
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
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Les joueurs du Stade Toulousain ont largement gagné sans vraiment se forcer. Ils sont vraiment au
dessus du lot. Un tel match permet de mesurer le fossé entre les 4 premières places et la 5e...
Mes photos de CA Brive - Stade Toulousain en cliquant ici
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
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Publié dans : Sport CABCL Rugby
Hier soir, lors de la cérémonie de clôture du Festival du Cinéma de Brive 2009, le jury a choisi de
donner le Grand Prix à Jérémy Reichenbach
pour le documentaire "La mort de la gazelle".
Le reste du palmarès en cliquant ici.
Toutes mes photos du Festival du Cinéma - Rencontres du Moyen-métrage de Brive 2009
en cliquant ici.
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
Marie Vermillard était présidente d'un jury dont les membres ont su se montrer sympathiques et
disponibles.
Laurence Cote, comédienne. Sans doute le visage le plus connu du jury.
L'actrice Maroussia Dubreuil, toujours souriante.
A défaut d'avoir pu, comme lui, photographier Orson Welles et Clint Eastwood, j'ai photographié le
mec qui a photographié Orson Welles et Clint Eastwood... Faut se contenter de ce qu'on a... :-)
Il s'appelle Xavier Lambours.
Dans la soirée, je publierai de nouvelles photos de Christophe, le palmarès du Festival du Cinéma
de Brive - Rencontres du Moyen-métrage 2009 et les photos de la cérémonie de clôture.
D'autres photos du jury et toutes mes photos du Festival du Cinéma - Rencontres du
Moyen-métrage de Brive 2009 en cliquant ici.
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
Il est des bonheurs tellement intenses qu'on finit par se demander si on ne les a pas rêvé. Ce n'est
qu'après m'être pincé quelques dizaines de fois que j'ai fini par admettre, le bras rougi, que Christophe a bel et bien offert un concert de plus d'une heure à une poignée d'invités du Festival
du Cinéma de Brive. Et dans quelques années, je pourrai dire qu'j'y étais ! Et puis non, pourquoi attendre quelques années ? Je le dis tout de suite, là à 3h41, alors que je viens de
rentrer du concert :
J'y étais !!!
Christophe, accompagné d'un pianiste, d'un guitariste et d'un ingénieur du son absolument parfaits, nous a offert pas mal de ses succès, comme "Senorita", "Aline", "Les Mots bleus", "Succès fou"
ou "La Dolce Vita". Le sublime dernier album du non moins sublime Christophe a aussi été à l'honneur avec "Mal comme" ou "Parle lui de moi", chanson qui me fout des frissons à n'en plus
finir.
Les mélomanes auront apprécié d'autres titres comme celui que je vous offre (ou plutôt que Christophe vous offre !) ci-dessous :
Toutes mes photos du Festival du Cinéma - Rencontres du Moyen-métrage de Brive
2009 en cliquant ici.
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
Hier soir, Christophe a présenté le premier film de sa carte blanche au festival du Cinéma de Brive. Il
reste à Brive jusqu'à la cérémonie de clôture lundi soir.
Toutes mes photos du Festival du Cinéma - Rencontres du Moyen-métrage de Brive
2009 en cliquant ici.
Vous pouvez me contacter à l'adresse olivier@olivier-s.net
Vous avez dit...