Le jeune trompettiste prodige Ruben Simeo Gijon a éclaboussé de son talent le
concert final des Orchestrades mercredi soir. Un spectacle qui pouvait ressembler à un concert d'adieu. Les Orchestrades sont en effet en difficulté depuis pas
mal d'années. Les musiciens y viennent de moins en moins nombreux.
En fin de concert, la créatrice et responsable des Orchestrades Universelles Simone du Breuil n'avait de cesse de discourir sur la prochaine édition, sans doute
sans être tout à fait certaine que prochaine édition il y aura... Puis elle a convié le maire de Brive Philippe Nauche à monter sur scène, visiblement sans que ça soit prévu. Philippe Nauche a expliqué que, "après 25 éditions des Orchestrades, il était sans doute temps de tirer un bilan". Moue ostensiblement perplexe de
Simone du Breuil à ses côtés. Le maire a poursuivi : "il faudrait impliquer plus de Brivistes dans cette manifestation". Rassurée quant à l'avenir de "ses"
Orchestrades qui ne devraient donc pas mourir mais simplement évoluer, Simone du Breuil s'est alors laissée aller à chaleureusement embrasser Philippe
Nauche, presque surpris d'autant de spontanéïté.
Pour qui suit la manifestation depuis plusieurs années, il est tout à fait évident que les Orchestrades doivent grandement évoluer, voire carrément se métamorphoser,
pour survivre à moyen terme. Nous verrons ce que l'édition 2009 nous réservera...
Vous pouvez retrouver quelques photos des Orchestrades Universelles de Brive 2008 en cliquant ici !
Habituellement, le concert final des Orchestrades Universelles de Brive (dix jours de concerts gratuits - sauf le concert final
- dans Brive et aux alentours par 300 jeunes musiciens du monde entier) se déroulait un jeudi. Cette année, ce sera mercredi prochain.
Au programme, des musiques de cinéma. Ce devrait être très plaisant. Ennio Morricone, par exemple, est au programme :
Les répétitions ont commencé le jour même de l'arrivée des groupes ou individuels.
Renseignements sur le site officiel de l'évenement :www.orchestrades.com
Non non, vous n'êtes pas sur le site "fanclubdecorbier.com" ! Difficile à croire, j'en conviens, au regard de la densité
exceptionnelle d'articles, parmi les plus récents, consacrés au chansonnier. Si je parle à nouveau de François Corbier, c'est parce que ce chouette mec m'a autorisé, pour ne pas dire encouragé, à
retranscrire ici même, pour vous, chers lecteurs, un extrait de notre correspondance électronique.
J'espérais à voix haute (à mots hauts ?) auprès de mon interlocuteur un compte-rendu de Concèze sur leCorbiblog. Finalement, l'ami Corbier m'a
fait directement un compte-rendu pour m'expliquer... qu'il n'y avait rien à dire sur le festival de Concèze ! C'est cet extrait que François Corbier vous offre. Le voici :
Je vais avoir du mal à faire un compte rendu de Concèze car ça s'est
très bien passé. En fait pour que je raconte ce qu'il m'arrive, il
faut que ça patauge dans la vase... Mal reçu, mauvaise bouffe, lit
crasseux, sono déplorable, absence de public, que sais-je ?... Alors
là, oui, je m'en donne à coeur joie. Je raconte et chacun de rire et
de s'esclaffer.
Or, cette fois encore tout s'est bien passé et la seule personne qui
pourrait être la risée du lecteur ce serait moi puisque j'ai voulu
commencer mon spectacle par des chansons que je ne connais pas et que
de ce fait j'étais bien mal à l'aise en les chantant ! Nonobstant :
je n'en dirai rien !
Voilà mon grand.
Et oui, Corbier m'appelle "mon grand" malgré son double décimètre de plus que moi. Je le soupçonne d'appeler tout le monde "mon grand" !
:-)))
Merci m'sieur Corbier de votre contribution à ce blog !
Samedi soir, à Concèze, François Corbier a fait le job comme on dit. Et, comme d'habitude, ses chansons "flash" ont cartonné
!
Chansonnier de talent, Corbier n'a pas à son répertoire que des chansons amusantes. Il peut aussi chanter "grave" et émouvoir (écoutez
donc la très belle chanson ci-dessous).
Mais, sur scène, le nez rouge prend souvent le pas sur le petit oiseau fragile qui se cache derrière cette grande barbe grise (Oh la sublime image poétique ! Je m'inscris immédiatement
au prochain festival poésie et chansons de Concèze !).
Quand je vivais à Pigalle
À l’époque où j’avais faim
J’allais chanter pour cent balles
Et souvent moins
Une brune délétère
Au corsage captivant
M’initiait à ses mystères
Sur un divan
Elle avait un tatouage
Gravé sur le haut du bras
Une fleur de marécage :
Un drosera
Et quand elle ôtait ses nippes
Lorsque roulaient ses cheveux
J’oubliais Dieu, ses principes :
J’ouvrais les yeux
Dans les volutes du chanvre
Cependant que je l’aimais
Le papier peint de la chambre
Disparaissait
Et je voyais des savanes
Et des soleils ondoyant
Comme du pétrole en flamme
Sur l’Océan
Odeurs de sang et d’urine
Un matin je l’ai trouvée
Un poignard dans la poitrine
Assassinée
Il se pourrait qu’à Pigalle
À l’époque où j’avais faim
J’aie chanté pour les cent balles
D’un assassin
François Corbier sera, avec d'autres chanteurs et poètes, en spectacle gratuit (prévoyez tout de même quelques sous, Corbier ne se séparant pas de sa valisette de CD qu'il vend à la fin de
ses spectacles) à Concèze samedi à partir de 20h30.
Voici une p'tite chanson de ce chansonnier de talent qui dit être influencé par Perret, Lapointe ou Brassens.
J’avais faim j’avais froid
Et j’avais mal dormi
Le fil du pyjama
M’irritait le nombril
Fichue journée, t’as pas du sucre ?
Mauvais sommier des cauchemars
La guerre des oreillers
Du bruit des puces et dans le noir
Une odeur de souliers
Youpi ! Youpi !
La journée commence
Youpi ! Youpi
À quelle heure elle finit ?
L’odeur venait bien sûr
De mes bottes en daim bleu
Celles que je traînais sur
Les coups calamiteux
Fichue journée , t’as pas du sucre ?
Pas chaud pour terminer gazé
Comme un poilu d’la Marne
Mes grolles je les ai balancées
Du haut de la lucarne
Youpi la journée commence…
Un livreur de pizzas
Des dreadlocks sur la tête
Vient à passer par là
Avec sa mobylette
Fichue journée, t’as pas du sucre ?
Voyant mes grolles le malheureux
Freine et fait un écart
Lui qui roulait le ventre creux
Il s’est mangé un car
Youpi la journée commence…
La police sans un mot
Allume les gyrophares
Et elle balance la mo-
bylette sur un brancard
Fichue journée, t’as pas du sucre ?
Sans le talent d’Émile Zola
Comment dire l’hôpital
Et la mob qui s’y chope une ma-
ladie nosocomiale
Youpi la journée commence…
Inquiet pour ses pizzas
Le livreur pique un bus
V’là qu’y déboule tout droit
Sur la fac au campus
Fichue journée, t’as pas du sucre ?
Horreur on aurait pu compter
Vingt morts chez les élèves
Par chance tout l’monde était couché
Les profs étant en grève
Youpi la journée commence…
Puis tout a explosé
Comme à la fête foraine
Quand le bus s’est vissé
Dans un camion-citerne
Fichue journée, t’as pas du sucre ?
Pétrole, pétrole, ta flamme pure,
Monte au ciel idyllique
Et lèche l’avion qui choit sur
Une centrale atomique
Youpi la journée commence…
Alors ma p’tite jolie
M’a dit : Ben mon Grand Loup
Johnny chante aujourd’hui
Regarde y a l’feu partout
Fichue journée, t’as pas du sucre ?
Et moi prenant Dieu à témoin
De l’horreur nucléaire
J’ai dit : Seigneur ce serait bien
Qu’mes grolles sentent la prim’vère
Youpi ! Youpi !
La journée commence
Youpi ! Youpi !
À quelle heure elle finit ?
François Corbier chante. Il écrit aussi, et il le fait très bien : précipitez-vous sur le Corbiblog !
Plus déjanté que Richard Gotainer, tu meurs ! Ce grand malade n'a aucun équivalent dans le paysage musical français. J'adore ce mec, il
me fait marrer. Je conseille vivement l'excellent album "Poil à la pub" qui regroupe des dizaines de musiques et sketches de pub signés Gotainer.
Allez, un vrai cadeau ci-dessous : la chanson la plus déjantée du monde !!! C'est très mauvais au fond, mais c'est tellement bon !!! :-)))
Vous avez sans doute vu la bande-annonce du film "L'incroyable Hulk" actuellement sur les écrans. Alors voici le générique de la série
télévisée.
"L"incroyable Hulk", réalisé par Louis Leterrier, vaut le détour. Rien que pour la première partie dans une favela du Brésil,
véritablement époustouflante. Le reste, quoi que plus attendu, est néanmoins parfaitement maîtrisé.
On ne peut pas sortir déçu d'un film aussi spectaculaire (à moins d'y être allé pour une autre raison qu'assister à un spectacle cinématographique...), d'autant plus que les
acteurs sont tous très bons, Edward Norton en tête.
Un nouveau Hulk verra le jour, à n'en point douter. Leterrier a mis la barre très haut. Mais, gourmand que je suis, j'espère encore meilleur !
Avant le concert, le directeur du festival, Robert Peyrillou, a rendu un bel hommage à Jean-Yves Vivini, l'accordeur de piano du
festival depuis de longues années, décédé il y a quelques mois. Un accordeur de grand talent puisque Ahmad Jamal lui-même avait exigé, pour l'enregistrement d'un de ces albums, d'avoir le piano
sur lequel il avait joué à Souillac en Jazz peu de temps avant !
Le concert a été très réussi. Prévu en deux parties, il en a finalement compté trois puisque l'incroyable rappel, avec
l'apparition d'un batteur, fut une troisième partie à part entière. Ce n'est qu'au bout de 2h35 de musique qu'artistes et public ont consenti à se séparer.
Vous pouvez répondre à la devinette en commentaire. Pour le lieu, le gagnant sera celle ou celui qui sera le plus précis
possible ! Il n'y a rien à gagner. Si ce n'est le plaisir de jouer et peut-être de trouver la bonne réponse.
Les commentaires (s'il y en a...) ne seront pas validés avant lundi.
Vous avez dit...